EDUCATION

L’APPEL DU DEHORS

avril 21, 2020
L’appel du dehors

Entendre l’appel du dehors

Entendez vous l’appel du dehors ? Quelle place donnez-vous aux explorations naturelles dans votre vie quotidienne ?

La Nature a une place essentielle dans ma vie. Son observation et son étude ont été une part intégrante de mon éducation et j’ai passé une grande partie de mon enfance dehors. Mes grands-parents, bien que parisiens, vivaient 6 mois de l’année à la campagne, au coeur de la Corrèze et j’ai eu la chance de vivre des étés très libres. Je les passais à courir les bois, les prés, à me baigner dans des lacs, à cultiver leur potager, à observer la faune et la flore environnante, à vivre au rythme des saisons et de l’horloge du salon, à faire de longues siestes sous de grands arbres feuillus et à écouter le chants des oiseaux, des grenouilles ou du ruisseau.  

Le reste du temps, je vivais dans le Sud. Là-bas, ma mère nous emmenait fouler les sentiers de GR. Nous marchions au coeur de la Garrigue, bercés par le chant des cigales et les odeurs de romarin. Nous nous rafraîchissions dans les eaux claires du Gardon ou alors nous partions profiter de la chaleur et de la tranquillité de la Méditerranée. Pour y arriver, il fallait traverser la Petite Camargue. Cette terre couverte de sel et d’oiseaux, où vivent taureaux et chevaux sauvages. Une terre qui est restée à jamais ancrée dans ma mémoire et ma peau…

Cette enfance libre et sauvage fait qu’aujourd’hui je ne me sens véritablement VIVRE que quand je suis dehors.

L’appel du dehors

L’appel du dehors a changé

Mes enfants ne vivent pas la même enfance que la mienne.

Tout d’abord, la leur se passe majoritairement au bord des océans. Ils y sont nés et s’y sentent bien. Ils vivent une expérience naturelle très différente de la mienne. Pour eux, la vie est faite de petites ou grandes marées, de dunes sauvages, pins parasol, coquillages, puces de sable, bernard l’hermites, poissons, méduses et étoiles de mer …

Ensuite, notre environnement général a bien changé. D’ailleurs, au moment où j’écris ces mots, nous vivons en Loire-Atlantique, un endroit qui ne nous plaît pas. Ici, il faut dire, la campagne n’est pas aussi verdoyante, ni aussi belle, sauvage ou même généreuse que celle de Corrèze.

Malgré ces changements, nous faisons notre possible pour profiter pleinement de celle qui nous est offerte.

La Nature formatrice

Dernièrement, j’ai entendu tout et n’importe quoi sur l’enfant sans école. Comme si la vie d’un enfant ne se résumait qu’à cette dernière et qu’en dehors, entouré des siens, il n’apprenait rien. Ou bien pire encore, que sans elle il risquait de tomber dans un gouffre d’ignorance et de stupidité. La bêtise est d’avoir ce genre d’analyse. En effet, le monde a tourné et s’est inventé bien avant l’école.

Souvenez-vous de votre propre enfance… Je peux vous assurer que la mienne a été bien plus libre et sauvage que celle des enfants d’aujourd’hui. De nos jours, l’enfant me semble trop éloigné de l’essentiel, trop occupé, on ne lui laisse plus de temps pour la contemplation, qui pourtant est si formatrice. Car en observant la coccinelle grimper en haut d’un brin d’herbe verte, les têtards danser dans la mare, le bourdon butiner, la fleur pousser ou les nuages se déplacer en prenant toutes sortes de formes imaginaires, l’enfant observe. Ainsi, il s’ouvre à ce monde qui l’entoure et apprend un tas de choses essentielles.

C’est en laissant son esprit vagabonder que son imagination éclot et laisse place à sa propre créativité. Toutes les grandes découvertes de ce monde sont nées de l’observation et de l’expérimentation.

Les enfants devraient pouvoir passer la majorité de leur enfance à explorer la nature

Dehors est notre priorité

Nous avons choisi d’instruire nos enfants en famille pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles est qu’ils puissent vivre une vie plus naturelle. Que leurs journées ne se passent pas majoritairement entre quatre murs. Je suis heureuse de pouvoir leur offrir cette opportunité et j’espère qu’ils sauront toute leur vie écouter l’appel du dehors, car la nature contribue à notre mieux-être.

Personnellement, c’est quand nous crapahutons ensemble, au coeur de paysages variés et magnifiques, que nous sommes les plus heureux. Mais aussi, que nous nous sentons véritablement exister.

Entendre l’appel du dehors c’est savoir embrasser pleinement la vie, en profiter pleinement. Quel bonheur de pouvoir constamment explorer, découvrir et ressentir la Nature. Elle caresse notre âme, nous rend paisibles et nous procure un véritable sentiment d’accomplissement.

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